Inscrit le: Aug 10, 2003 Messages: 4031 Localisation: IL SUFFIT DE LE VOULOIR ET CE NE SERA PAS QU'UN REVE ! THEODOR HERTZEL.
Posté le: Ven Déc 19, 2003 4:10 pm Sujet du message: La loi: un aveu de faiblesse
Bonjour à tous,
j'avous que je le trouve très pessimiste et aimerais savoir si vous pensez la mème chose que son auteur,cela vient d'un site franco-americain républicain et néoconservateur...
Thursday, December 18, 2003
La loi: un aveu de faiblesse
Une loi pour rien, et qui ne résout pas les problèmes de fond. Au contraire même peut elle être interprétée comme un nouvel aveu de faiblesse face à la montée en puissance d’une minorité religieuse, que lui prête les autorités publiques, le pouvoir et a classe politique de ce pays.
Une succession d’erreurs et de renoncements ont conduit à cette loi Maginot qui n’empêchera certainement pas l’islamisme de continuer à progresser irrésistiblement dans notre pays, faute de réponse politique claire. Au contraire même elle fournit un nouvel argument sur la prétendue discrimination que subiraient les musulmans en France, facilitant le travail de propagande des organisations radicales qui plus est désormais institutionnalisées par le biais d’un conseil français du culte musulman.
Dès 1983 et la marche des beurs aujourd’hui célébrée comme s’il s’était agit d’un évènement positif, qui pour autant majeur qu’il soit tant il marquait l’émergence du fait communautariste dans notre pays et la première brèche dans l’édifice républicain, les politiques cédaient à la pression naissante de ce qui allait devenir une mouvance identitaire revendicative mais non essentiellement politique, puisque fondée d’abord sur un principe d’appartenance raciale. Cette mouvance nouée de « bonnes intentions » allait inaugurer les SOS racisme et autres France Plus, qui allaient pour les premiers pousser à la reconnaissance d’un concept , le « droit à la différence » qui allait conduire à la revendication de plus en plus explicite d’une différence des droits que Nicolas Sarkozy, 20 ans plus tard, allait appeler par son nom : la discrimination positive.
Quant aux seconds, France Plus, ils lançaient en 1989 une vaste campagne d’infiltration de candidats « issus de l’immigration » au sein de nombreuses listes aux élections municipales dans tout le pays et indifféremment à gauche comme à droite. Une entrée en force d’autant plus critiquables qu’elle ne s’établit que sur la seule base de donner aux « populations d’origine étrangère » des représentants, ce qui implique deux exclusives plus que contestables : la première que les élus du peuple ne le représentent pas entièrement, et la seconde qu’il faille donc conditionner la représentation élective à la race, à la religion ou quelque autre critère que ce soit pour que cette représentation soit entière. En plus d’être une évidente démarche communautaire, elle fixe un cadre qui n’est plus celui de la République une et indivisible fondée sur l’égalité des citoyens sans distinction de race, de religion, de couleur ou de sexe.
C’est d’ailleurs sur cette base d’une non représentativité du peuple que sera mis en place plus tard le principe de la parité fondé sur des quota. Cette même année 1989, devons nous rappeler le second recul des politiques et des pouvoirs publics sur la première affaire de tchador qui était un test pour la percée du communautarisme musulman, poussé par des organisations alors inconnues, FNFM et UOIF, qui deviendraient les parties majoritaires de leur représentation politique future par le biais du CFCM crée en 2003. leur principale revendication regroupant les deux faits politiques hérités de la marche des beurs de 1983 : le droit à la différence, le droit à une représentation politique.
La suite n’est que la litanie des hésitations, des renoncements, et des résignations fatalistes du monde politique à droite comme à gauche face à la montée d’une peut intérieure imaginaire mais soigneusement entretenue par les leaders d’une minorité dont la pression démographique ne cesse dans le même temps de s’intensifier, liée à une immigration totalement incontrôlée pendant des décennies et favorable aux populations d’origine maghrébine. Le combat dévoyé de l’anti-racisme permettant d’occulter le débat pendant toutes les années 90 que seul Le Pen exploitera à son profit et dont il récoltera les fruits le 21 avril 2002.
La création du CFCM est posée comme une solution de régulation, elle n’aboutit en fait qu’à la reconnaissance et au renforcement des tendances les plus radicales de l’islamisme français. Car quoi qu’en disent certains minoritaires, ne reculant manifestement devant rien, au point de se prétendre « largement majoritaire » auprès des musulmans de France, la voie des urnes étant seule sacrée - puisque bénéficiant d’un suffrage d’exception et d’une rupture là aussi du principe républicain en établissant ainsi des élections fondées sur l’appartenance religieuse supposée de toute une partie de la population – ce sont bien les radicaux de l’UIOF et de la FNFM qui ont obtenu une très large majorité des suffrages des musulmans, on peut le regretter mais pas le contester, c’est un fait, que rien de tangible ne permet de contredire. D’autant que ces minoritaires dont certains prétendument laïques, bien qu’enferrés dans une référence éminemment religieuse en totale contradiction avec l’adjectif dont ils s’affublent dans le souci d’occuper un créneau politiquement correct et pourquoi pas porteur, ne représentent souvent qu’eux même et demeurent très marginaux face à de puissantes organisations musulmanes, qui bien que réputées intégristes, ne se disent pas moins soucieuses de respecter la laïcité et la République.
La vérité est que le débat politique est tronqué dès lors qu’il est posé en des termes communautaires. La marche des beurs, le foulard islamique, le CFCM, les musulmans laïques ou pas, et bientôt la représentativité des minorités dans telles ou telles candidatures comme l’a évoqué Nicolas Sarkozy, enfin bien sur la discrimination positive qui bien que la classe politique s’en défendre, avance à pas masqués derrière la proposition de Jacques Chirac d’une autorité administrative prétendument indépendante dont le but évident est de doter les « minorités » de moyens de négociations et de pression judiciaire, dit de médiation et d’aide juridictionnelle qui permettront d’imposer peu à peu de fait une action discriminante favorable aux populations de l’immigration de l’obtention d’un emploi à celle d’un logement, enfin et donc cette loi même qui prétend ainsi palier à un manque juridique pour faire respecter la laïcité, sont autant d’actes reconnaissant et instituant la référence communautaire dans les faits.
Là où auraient du être posé le simple principe de l’égalité citoyenne, sans cette distinction communautaire qui en est la négation même, et donc une remise en cause des principes élémentaires de la République et de la Laïcité, les politiques n’ont eu que cesse d’au contraire le reconnaître et de le rendre indépassable.
Une loi n’était pas nécessaire contre le foulard islamique, l’autorité de l’Etat devait suffire à rappeler un double principe, l’école est laïque et républicaine, et le voile, au contraire de la croix et de la kippa, n’est pas qu’un signe religieux, il est un signe discriminatoire vis-à-vis des femmes, donc incompatible avec le droit républicain. Sur cette seule base il devait être interdit clairement et sans ambiguïté.
N’en est-il pas ainsi d’ailleurs en Allemagne, où les uns après les autres les länders interdisent le port du voile, ainsi dernièrement la Bavière et le le Bade-Wurtemberg il y a un mois. « Le port du voile pour motifs religieux est interdit en classe, parce qu'il est lié, au moins pour une partie de ses défenseurs, à l'infériorité de la femme dans la société, l'Etat et la famille ou à des prises de positions fondamentalistes », explique d’ailleurs, sans cette dérive passionnelle qu’on observe en France, la ministre des cultes bavaroise, Monika Hohlmeier. Et de fait la décision ne concerne évidemment pas les symboles chrétiens et juifs, parce qu'ils « reflètent les valeurs de l'occident chrétien et que les églises et les communautés juives reconnaissent sans réserve la Loi fondamentale et la Constitution bavaroise », autrement dit ne sont pas perçus par les enfants ou les parents comme l'expression d'une attitude « incompatible avec les valeurs constitutionnelles fondamentales et les objectifs pédagogiques, y compris les valeurs culturelles et éducatives occidentales »
Cette base argumentaire était tout à fait transposable au cas français sans qu’il eut nécessité une loi nouvelle, en rappelant simplement la législation existante. A cela il est préféré sombrer dans une vision dévoyée de la laïcité, où les insignes religieux chrétiens et juifs sont sanctionnés, alors qu’ils n’ont jamais posé problème, pour satisfaire à un nivellement induit par la pression d’une minorité musulmane incapable de s’intégrer et de respecter les lois et principes de notre vieille République qui avait fixé avec la loi de 1905 un cadre équilibré entre le politique et le religieux. Cadre qui n’avait de toutes façons plus de sens dès lors que l’Etat se chargeait d’organiser le fonctionnement institutionnel et représentatif de l’islam.
Si les politiques n’étaient pas aussi lâches vis-à-vis d’une minorité qui exerce sur eux un mélange d’inquiétude, cette fameuse « peur intérieure » sous jacente en permanence, et d’intérêts bien compris pour séduire là une franche d’électeurs potentiels, mais qu’ils étaient conscients responsabilités qui sont les leurs et des devoirs que leur implique d’être les garants de la République et des valeurs démocratiques qui sont les nôtres, il n’y aurait eu nul besoin d’une loi pour rien, qui sera de toutes façons rapidement inapplicables sans créer des frustrations de part et d’autres, tant en plus la loi prévoira d’organiser d’interminables et incessantes concertations excitant les polémiques, et attisant davantage encore les replis communautaires qui seront autant de graines semées contre la République et la cohésion nationale.
Cette loi ne peut satisfaire personne, en dépit des commentaires consensuels des uns ou des autres dont chacun sait qu’ils ne sont que de façade dans cette mauvaise habitude toujours vouloir tout aplanir, tout modérer, tout aseptiser pour éviter de créer de la tension, préférant laisser la situation pourrir car personne ne peut être dupe du fait que cette loi ne résoudra en rien le seul problème qui lui est sous-jacent, à savoir la montée de l’islamisme et son incompatibilité avec nos valeurs, nos lois, les principes et les fondements de notre Nation. Attitude d’autant plus regrettable qu’il serait peut être encore opportun de plutôt mettre clairement les problèmes sur la table et de poser le problème tel qu’il est, clairement, sans non nit, ni ces hypocrisies qui ont conduit le chef de l’état à cette loi pour rien _________________ AM ISRAEL AI
Posté le: Ven Déc 19, 2003 4:20 pm Sujet du message:
Salut,
Bien sûr, une loi ne va pas résoudre tous les problèmes du jour au lendemain.
Qui a dit le contraire ?
Mais elle permettra de donner un signe fort à ceux qui sous couvert de la tolérance religieuse essaient de déstabiliser la République.
La laïcité ce n'est pas l'anarchie. _________________ "Les religions acceptent le progrès partout où elles ne peuvent plus l'empêcher."
Posté le: Sam Déc 20, 2003 12:21 am Sujet du message:
Bonjour à tous,
Hello Moez,
Je partage cet avis sur le fond (l'auteur), c'est vrai que personne
n'a rien vu venir.
La loi sur le voile ne sera je le souhaite que le début de la riposte
de la france.
L'argument de "aime" d'expliquer le vrai visage de l'islam peut
stopper cet élan communautaire, l'avenir nous le dira.
Si cet élan religieux plus que communautaire n'est pas stoppé,
tu connais leur devoir ils le feront, ... De toutes facons on doit
gagner cette guerre à l'occident d'une manière ou d'une autre,
c'est notre libeté qui est en dépend ...
L'information n'est pas encore arrivé aux oreilles de tout le monde
mais l'islam orthodoxe nous a déclaré la guerre.
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