Posté le: Jeu Mar 20, 2008 2:02 pm Sujet du message: chef de l’Eglise anglicane invite à composer avec la charia
AFP
LIBERATION.FR : vendredi 8 février 2008
Tollé en Grande-Bretagne après que le chef de l’Eglise anglicane, Rowan Williams, a estimé que l’adoption de certains aspects de la loi islamique dans le pays était «inévitable».
L’archevêque de Canterbury a déclaré à la radio BBC jeudi que les gens devraient appréhender la loi islamique, ou charia, avec ouverture d’esprit, jugeant qu’il était possible de parvenir à un «arrangement constructif» sur certains sujets. Mais il a aussi souligné qu’il n’y avait pas de place pour «les châtiments extrêmes» et la discrimination envers les femmes en Grande-Bretagne.
Rowan Williams a prononcé également une allocution sur «l’Islam et la loi anglaise» arguant que les musulmans britanniques devraient avoir le choix pour régler certains conflits, comme les divorces, de recourir soit à un tribunal civil soit à un tribunal islamique.
Downing Street a aussitôt réagi fermement par la voix du porte-parole de Gordon Brown : «Le Premier ministre considère que la loi britannique doit s’appliquer dans ce pays, basée sur les valeurs britanniques.» L'opposition conservatrice quant à elle estimé que ces propos étaient «contre-productifs et risquaient d’ajouter à la confusion dans les communautés» du pays, par la voix de Sayeeda Warsi, une porte-parole.
La presse de vendredi est unanime à s’étonner de cette prise de position, tandis que le gouvernement comme l’opposition ont condamné les propos de l’archévêque de Canterbury qu’ils estiment dangereux pour la cohésion nationale.
Le Conseil des musulmans de Grande-Bretagne, principale organisation représentant les musulmans britanniques qui sont 1,6 million, a indiqué que ses membres ne réclamaient pas de tribunaux islamiques.
En revanche, la Fondation Ramadhan, une organisation de jeunesse musulmane a salué la position de l’archevêque.«Je crois que les musulmans vont être grandement réconfortés si le gouvernement leur permet de régler les disputes civiles selon leur foi», a indiqué son président
http://www.liberation.fr/actualite/instantanes/histoiredujour/308923.FR.php _________________
Posté le: Jeu Mai 08, 2008 2:12 pm Sujet du message:
Chiites et sunnites s'affrontent au Liban, où le Hezbollah défie le gouvernement
LE MONDE | 08.05.08 | 12h05 • Mis à jour le 08.05.08 | 12h05
Le Hezbollah, colonne vertébrale de l'opposition libanaise, a décidé de défier le gouvernement dirigé par Fouad Siniora, à l'occasion d'une journée de grève générale décrétée, mercredi 7 mai, par la Confédération générale des travailleurs au Liban (CGTL) pour protester contre le coût de la vie et la faiblesse du pouvoir d'achat. La représentativité de la CGTL est contestée par la majorité libanaise.
Dès l'aube, les partisans du Parti de Dieu ont coupé tous les accès de l'aéroport international de Beyrouth, le seul du pays, situé à la limite de la banlieue sud de la capitale. Durant toute la journée, des camions transportant des tonnes de sable rouge ont déversé leur chargement sur les voies conduisant à l'aéroport, également entravées par des blocs de pierre et des pneus incendiés. Aucune initiative de ce type ne peut se faire sans l'aval du Hezbollah, dont l'ensemble de la zone est son fief par excellence.
Dans les régions où les partisans du Hezbollah et de son allié, le mouvement Amal, sont au coude-à-coude avec ceux du Courant du futur (principal mouvement de la majorité politique), le blocage des rues a viré à l'affrontement. Les deux parties se sont fait face avec des pierres, des gourdins, plus rarement des armes à feu et dans un cas un tir de roquette. L'armée, qui a tenté avec un succès mitigé de s'interposer entre les protagonistes, a procédé à plusieurs interpellations. Chacune des deux parties a rejeté sur l'autre la responsabilité du déclenchement des hostilités.
Tout au long de la journée de mercredi, les organes d'information du Hezbollah ont affirmé que ce sont des manifestants qui, s'étant spontanément livrés au blocage des routes pour protester contre "la politique sociale du gouvernement", ont été réprimés par les partisans du gouvernement. Ce dernier et la majorité qui le soutient estiment que le Hezbollah a réglé l'ensemble du mouvement, comme sur du papier à musique.
La querelle politique s'est doublée d'une autre entre familles religieuses musulmanes : chiites (Hezbollah et Amal) contre sunnites (Courant du futur). Dans une intervention radio-télévisée mercredi soir, le mufti (sunnite) de la République, cheikh Mohammed Rachid Qabbani, a accusé le Hezbollah d'avoir, "avec l'appui d'un pays étranger [l'Iran], et sous couvert de résistance [à Israël], transformé Beyrouth en caserne pour ses militants [allusion au village de tentes dressé par les opposants conduits par le Hezbollah au cœur de la capitale], d'avoir pris l'aéroport en otage et d'exercer un chantage sur le gouvernement". "La patience des musulmans sunnites a des limites", a-t-il ajouté.
L'objectif du Hezbollah est de forcer le gouvernement à revenir sur deux décisions prises il y a deux jours. La première concerne la destitution de l'officier responsable de la sécurité de l'aéroport, Wafic Choucaïr, et son renvoi à son corps d'origine, l'armée.
Le Hezbollah présente cette destitution comme dirigée contre la communauté chiite en tant que telle. Le gouvernement, qui s'en défend, reproche à M.Choucaïr, réputé proche du Hezbollah, d'avoir passé sous silence l'installation par le Parti de Dieu, d'après les autorités, d'une ou de plusieurs caméras de surveillance braquées sur la piste 17 de l'aéroport, réservée aux avions privés et aux hélicoptères militaires.
La seconde décision prévoit d'engager des poursuites judiciaires contre tout individu, parti ou organisme impliqué dans l'installation d'un réseau autonome de télécommunications par le Hezbollah dans plusieurs régions du pays. Il considère que ce réseau, "illégal, porte atteinte à la souveraineté de l'Etat et aux finances publiques".
Une société iranienne serait chargée de la mise en place de ce réseau téléphonique. Dès mardi, le numéro deux du Hezbollah, le cheikh Naïm Qassem, proclamait que le réseau du Hezbollah était "une arme jumelle des armes de la résistance", c'est-à-dire des équipements militaires des combattants du Parti de Dieu face à Israël.
Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, devait évoquer ces deux questions lors d'une conférence de presse prévue jeudi.
Mouna Naïm _________________ Montre-moi donc ce que Mahomet a apporté de nouveau. Tu ne trouveras que des choses mauvaises et inhumaines, comme l'ordre de répandre par l'épée la foi qu'il prechait.
Manuel II Paléologue cité par le pape Benoit XVI -2006
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum